Une belle soirée à Dranouter, voilà ce que nous avons vécu lundi passé. La chaleur d’après-été faiblissait doucement sur les monts flamands lorsque les premiers invités arrivaient à In de Wulf. Journalistes, critiques, écrivains, bloggeurs, mais tous foodies, nationaux ou internationaux. On s’installa en terrasse ou au salon, certains disparurent même en cuisine. C’est dans ce lieu où se dégage toujours une atmosphère particulière, qu’a décidé Kobe Desramaults, propriétaire et chef de ce petit paradis, en association avec Philip Claeys du restaurant Jonkman et Alexandre Gauthier de la Grenouillère, de partager leur « crise d’identité ». Il s’agit d’un service à 6 mains qui fait référence à la crise économique qui impacte le milieu gastronomique et à laquelle trois jeunes chefs ont décidé de répondre via leur cuisine et leur créations, en affirmant leur propre identité. Chaque chef avait sa petite équipe avec lui et 2 sommeliers flamands des 2 restaurants belges opérèrent également en salle et en cuisine. Cuisine en ligne était présent et regardait tout cela de près, permettant au reste du monde d’assister au service depuis les cuisines avec seulement 3 petites webcams. Piet De Kersgieter honora sa présence en photographiant tous les plats et filmant l’évènement.
Les invités prirent ensuite possession du restaurant. La rédactrice des Flemish Foodies arriva un rien en retard à table, juste à temps pour avaler les derniers bulots et voir les mises en bouche au porc atterrir à table. Et commencèrent alors les discussions à table sur chacun des plats servis et des sensations proposées. Cela pendant 14 plats… On nous servit entre autres une tasse d’eau de mer, du homard au genièvre, du pigeon au foin, du canard sauvage et même du craquelin et porc à la bière Pannepot. A chaque fois, pour chaque plat, le silence sacré où nous laissons les odeurs, goûts et textures nous envahir. De manière hésitante, chacun misait sur le nom du chef qui était à l’origine du plat servi et des ingrédients le composant. Et puis arriva le vin associé au plat. Et le rituel continua ainsi, en boucle sur 14 plats.
Ces plaisirs prendront fin au-delà de minuit, lorsque la cuisine se vida et le silence y régna, les invités étant quant à eux repus et heureux. Les cartes de visite furent échangées, les GPS furent programmés pour un retour maison, quelques chanceux purent profiter du Bed & Breakfast de la maman de Kobe à l’étage. Comme déjà dit, ce fut une belle soirée à Dranouter. Merci Kobe, Philip et Alexandre ! Texte de Jasmine Verspeet.
Tekst: Jasmine Verspeet – Traduction: Laurent Vanparys – Photos: Piet De Kersgieter
